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Roubaix réussi pour Wanty-Gobert

Roubaix réussi pour Wanty-Gobert

Les pavés de Roubaix ont livré leur verdict et couronné un Wallon. La 117e édition de Paris-Roubaix s’est élancé à vive allure de Compiègne malgré un vent soufflant de face vers les pavés du Nord. De nombreuses tentatives d’échappée, dont celles de Ludwig De Winter, Boris Vallée et Tom Devriendtont émaillé le début d’épreuve, avant qu’un groupe de 23 hommes ne se détache à l’approche du premier secteur du jour. Frederik Backaert, bien à l’avant, a ensuite vu un peloton réduit revenir, avec Dupont, Devriendt et Kreder. 

La répétition des secteurs pavés a usé les organismes et réduit le nombre de coureurs composant encore le peloton. Tom Devriendt a tenté d’anticiper, avant que Wesley Kreder ne prenne le relais dans le secteur de Hornaing. Le Néerlandais s’est retrouvé à l’avant avec le futur vainqueur Philippe Gilbert, avant d’être distancé dans le secteur de Beuvry-la-Forêt. Finalement, Frederik Backaert fut le dernier rescapé, le flahute belge prenant la 26e place sur le Vélodrome de Roubaix pour conclure une campagne des classiques pavées assez poussive.

Frederik Backaert : 
« Ce ne fut pas simple de placer un homme dans l’échappée. On se doutait qu’un groupe sortirait avant le premier secteur pavé, donc j’ai aussi tenté ma chance. La première fut la bonne, puisque je me suis retrouvé dans l’échappée. Nous sommes sortis à neuf, puis un second groupe s’est formé en poursuite et ce fut la guerre durant toute la course. Ce n’était pas plus mal d’être devant, car j’évitais la nervosité à l’approche des secteurs. »

« Un regroupement s’est produit juste avant la Trouée d’Arenberg. Nous étions toujours bien placés collectivement, à quatre. Avec le vent de face, la course fut ensuite assez fermée jusqu’à l’attaque de Wesley avec le futur vainqueur. De mon côté, je me sentais bien jusqu’aux 10 derniers kilomètres puis j’ai complètement explosé. Je ne voyais plus rien, et je n’avais plus de force donc une dizaine de coureurs m’ont encore remonté. C’est dommage, car j’aurais peut-être pu entrer dans le top 15. Mais j’avais de bonnes sensations durant toute la journée, ce qui est de bonne augure avant la Flèche Brabançonne, le Tour du Finistère puis surtout le Tro Bro Léon. » 

Hilaire Van der Schueren (directeur sportif) :

« Nous avons disputé une belle course, en étant bien dans le rythme du début à la fin. Nous avons gardé trois hommes jusque loin dans le final, c’est très positif. Nous avons peut-être un peu trop tenté notre chance en début de course, ce qui nous a coûté des forces dans le final. Mais n’avions pas de certitude avant le départ quant aux hommes à jouer pour le final. Du coup, je suis satisfait de notre prestation. Nous avons montré à ASO que nous étions à notre place. »

« Je suis content que ce volet des classiques pavées soit derrière nous. Je dois avouer que les dernières semaines n’ont pas été évidentes. Nous espérions mieux, mais nous n’avons pas toujours été chanceux. Yoann Offredo nous a manqué durant toute la campagne des classiques. Pieter Vanspeybrouck a manqué le Tour des Flandres car il est devenu papa, Aimé De Gendt s’est blessé avant ce Paris-Roubaix, … Je regarde avec confiance et ambitions les prochains rendez-vous : Paris-Camembert, Flèche Brabançonne, Tour du Finistère, Trop Bro Léon ou Amstel Gold Race où nous pouvons nous montrer. » 

Paris-Roubaix :
1. Philippe Gilbert
2. Nils Politt 
3. Yves Lampaert
26. Frederik Backaert + 2:36
37. Tom Devriendt + 9:11
38. Wesley Kreder
52. Timothy Dupont + 11:51
59. Boris Vallée + 14:15